C'est un fait ...

"C'est un fait que ... " commence souvent un propos sur l'actualité du jour, l'information entendue, la décision prise, les idées proposées, la conversation entamée, le journal lu, .....
Ce seront les bases des articles de ce blog. Il sera ainsi question de politique, d'associatif, d'écologie, de culture, de convivialité, ... enfin, de tout ce qui nous permet de vivre ensemble.
Merci à toutes celles et tous ceux qui prendront quelques minutes de leur temps pour lire un ou plusieurs articles de ce modeste blog.
Christian Dépret

Email : c.depret@wanadoo.fr

Albert Einstein : "Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire."

Présentation

Vendredi 26 juin 2009

Aussi rose que vert, aussi vert que rose, je n'ai jamais caché mes combats politiques. En premier, celui de la démocratie, de la liberté de parole, du non verrouillage des idées, en deuxième, celui du respect de notre planète et du retour progressif à une production et une consommation locales et raisonnées enfin, combats pour un monde solidaire, un monde dont les fossés se combleraient et non se creuseraient comme c'est actuellement le cas.
Ce sont les raisons qui me font, un jour parler d'écologie, un autre de liberté, un autre encore d'actions solidaires.

Aujourd'hui, un article extrait de "Terra Eco" dans lequel Daniel Boy analyse la "durabilité "du succès de "Europe Ecologie" et des Verts dans le paysage politique français.
Belle analyse ; bravo à Terra Eco comme à M. Daniel Boy.
Terra Eco :
http://www.planete-terra.fr/

Christian Dépret
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Europe Ecologie : un succès durable ?

Daniel Boy est directeur de recherche au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Il revient sur le succès d’Europe Écologie aux élections européennes et les défis que devront relever Les Verts.

   

Terra eco : Comment expliquez-vous le succès d’Europe Écologie aux dernières européennes ?

Daniel Boy : Il s’explique d’abord par une poussée des considérations environnementales dans un contexte de réchauffement climatique. Il y a quelques années en France, celui qui voulait mettre des panneaux solaires sur sa maison était vu comme un original. Maintenant ce n’est plus absurde, il y a des tarifs, des structures, on peut revendre l’électricité à EDF. Des voies de passage concrètes se sont ouvertes et ont rendus plus pragmatique ce qui paraissait utopique. Europe Écologie a profité de cette évolution. Ils ont aussi réussi à diluer l’image traditionnelle de l’écologie politique. Les Verts ont longtemps souffert en France parce qu’ils paraissaient divisés, peu organisés. Europe Écologie est au contraire parvenu à un accord assez large entre les mondes politiques et associatifs. Ils ont fait passer une image d’apaisement, d’union. C’était d’autant plus utile que le parti socialiste en face était divisé. Mais ce n’est pas la première fois que les écologistes font des percées. Et il y a eu des mouvements contraires. Il faut maintenant savoir si ce succès correspond simplement à un phénomène cyclique ou s’il sera durable.


Que doivent-ils faire pour transformer l’essai des européennes ?

Leur prochain défi, ce sera les élections régionales de mars. Avant toute chose, il faudra régler le problème des listes. Aux européennes, on avait huit listes et sur chacune d’entre elles, un ou deux candidats potentiellement éligibles. Les régionales c’est autre chose. Les Verts ont décidé d’aller seuls à ce scrutin. Il faudra donc qu’ils trouvent 22 têtes de liste crédibles, avec une certaine notoriété et une aptitude à la gestion. Ça risque d’être difficile. D’autant que les meilleurs sont partis siéger à l’Europe. En Ile-de-France, Jean-Vincent Placé, le chef de file des Verts, est sûrement un homme très compétent mais personne ne le connaît. A l’inverse, Nicolas Hulot est connu mais il n’est pas fou, il n’ira pas au scrutin. Il faudra aussi qu’ils réussissent à gérer leurs alliances, notamment avec le monde associatif. Les négociations risquent d’être difficiles mais ce n’est pas impossible. Ce qui est sûr c’est qu’ils auront tout intérêt à garder l’idée d’une coalition. Ils pourraient nommer leur liste Région Écologie par exemple...


Les Verts risquent-ils beaucoup en se présentant de façon autonome aux régionales ?

C’est un pari. La dernière fois, seul un tiers des Verts s’était présenté de façon autonome. Et à Paris, ça leur avait coûté leur place au sein de la majorité. Ils devront de toute façon négocier avec le PS au second tour. Et s’ils arrivent en deuxième position, ils auront du mal à obtenir des présidences de région. Le PS ne sera pas prêt à leur lâcher l’Ile-de-France. Peut-être le Sud-Est où Les Verts sont assez fort ? En tout cas, le scrutin des régionales sera un galop d’essai pour les législatives. Le moment d’apprendre à négocier. Car en 2012, ils devront s’entendre avec le PS avant même le premier tour s’ils veulent avoir une chance de faire élire leurs députés. Pour pouvoir se présenter et faire barrage à la droite, un candidat vert devra montrer qu’il a une chance de remporter plus de voix que le PS [seul le candidat remportant plus de 50% des voix est élu dans ce scrutin de type majoritaire]. Ce qui n’était pas le cas aux dernières élections. Et pour s’allier, les Verts et le PS devront trouver un accord électoral mais aussi un programme commun. Or, s’ils sont d’accord sur beaucoup de choses, ils ne le sont pas sur le nucléaire. Cohn Bendit rêve de 30 députés élus aux prochaines législatives. Mais ça risque d’être compliqué.


Cohn Bendit a-t-il un rôle à jouer ?

Il a prouvé dans la campagne qu’il avait une capacité à mettre les gens d’accord, une certaine hauteur de vue. Aujourd’hui, il dit qu’il veut être le "parrain". A mon avis, c’est une bonne idée. Il doit continuer à donner un coup de main, srvir de conseiller et faire le lien entre les différents courants.


Peut-on imaginer un jour un bon score des écolos à la présidentielle ?

Le vote vert se compte très mal à ce niveau. Simplement parce que depuis 2002, les gens optent plutôt pour un vote de précaution. Ils préfèrent voter PS pour que le scénario du 21 avril ne se reproduise pas avec un Front National qui parvient au second tour. A la présidentielle, Les Verts présentent toujours un candidat un peu emblématique qui remporte 3 ou 4% des voix. En 2012, ce sera sans doute le tour de Cécile Duflot.

Par Christian83 - Publié dans : Pour un Var vert - Communauté : Développement Durable
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Mardi 2 juin 2009

L'article de Brigitte, article consacré à l'utilisation de techniques vidéo et informatiques sensées nous protégées, vous interpellera.
Selon vous, ces techniques et leur usage ainsi que les interrogations qu'ils suscitent, relèvent de la démagogie,de l'ingérence, de la parano, de l'inquisition, de la protection, du progrès ou tout simplement du commerce ?
Donnez votre avis.


HADOPI, LOPPSI, Périclès et autres Joyeusetés … ou quand un état démocratique se dote d’outils qui pourraient se révéler redoutables !


Si vous aimez vous faire prendre en photo par les caméras de vidéosurveillance, si vous prenez Edvige pour un site de rencontre et le STIC pour un blog social genre Face Book, alors, vous ADOREREZ Loppsi 2, Hadopi et autres…


Petits rappels :

La vidéosurveillance :

La CNIL nous rappelle :

1) Le régime juridique est clair et confirmé dans deux cas :

Premier cas : seule une autorisation préfectorale est nécessaire

C’est le cas quand le dispositif de vidéosurveillance est installé dans un lieu public ou ouvert au public et qu’aucune image n’est enregistrée ni conservée dans des traitements informatisés ou des fichiers structurés qui permettent d’identifier des personnes physiques.

Deuxième cas : seule une déclaration auprès de la CNIL est nécessaire. C’est le cas quand le dispositif est installé dans un lieu non public et que les images sont enregistrées ou conservées dans des traitements informatisés ou des fichiers structurés qui permettent d’identifier des personnes physiques.

2) Le régime juridique n’est pas clair et pose problème dans deux cas :

Premier cas : la question complexe et délicate mais heureusement rare, du cumul de l’autorisation préfectorale et de la déclaration auprès de la CNIL 

  • La question se pose quand le dispositif de vidéosurveillance est installé dans un lieu public ou ouvert au public et que les images sont enregistrées et conservées dans des traitements informatisés ou des fichiers structurés qui permettent d’identifier des personnes physiques
    (par exemple en rapprochant les images avec des informations d’état civil contenues dans un autre fichier ).

  • La question se pose également quand le dispositif de vidéosurveillance est installé dans un lieu qui est public ou ouvert au public et qui comporte également des zones non ouvertes au public, par exemple un super marché ( lieux mixtes ) et si les images sont enregistrées et conservées dans des traitements informatisés ou des fichiers structurés qui permettent d’identifier des personnes physiques ( par exemple en rapprochant les images avec des informations d’état civil contenues dans un autre fichier ).

Et que se passe-t-il si j’achète ma pizza au camion-pizza dans la rue ? C’est un lieu privé ou public ? Et si je préfère la Reine à la Fruits de Mer, ça sous-entend quoi : que je suis royaliste ? Et si je paye en liquide : que je ne déclare pas tous mes revenus au fic ? Et si je prends 10 pizzas : que j’ai une « bande » d’amis à la maison ?

Le STIC : Système de traitement des infractions constatées 

Ce fichier répertorie des informations provenant des comptes rendus d’enquêtes effectuées après l’ouverture d’une procédure pénale. Il recense à la fois les personnes mises en cause dans ces procédures et les victimes des infractions concernées. Il facilite la constatation des infractions à la loi pénale, le rassemblement des preuves de ces infractions et la recherche de leurs auteurs. Il permet également d’élaborer des statistiques. Certaines données remontent à 1965.

Créé en 1995, ce système a fonctionné pendant 6 ans en toute illégalité, le décret officiel n’étant paru qu’en 2001. En décembre 2008, il recensait 5 552 313individus mis en cause et 28 329 276 victimes. Le problème c’est qu’il confond mis en cause, témoins et victimes.

Vous assistez à un cambriolage, vous êtes entendu comme témoin et du coup vous êtes fiché comme participant d’un vol ! Cela a empêché de nombreuses personnes d’être embauchées alors qu’une enquête de moralité était faite sur elles.

La LSQ : Loi sur la Sécurité Quotidienne

En 2001, après les attentats du 11 septembre aux USA, les dispositions relatives à la conservation des données de communication ont été introduites dans la LSQ (loi sur la Sécurité Quotidienne) en urgence et pour une durée limitée. Elles ont été pérennisées par la LSI (Loi sur la Sécurité Intérieure) en 2003 et ont finalement été étendues par la loi contre le terrorisme de janvier 2006, pour permettre l'accès aux données pour les services de police. Cette même loi a aussi étendu l'obligation de rétention des données à toute personne ou organisme permettant au public une connexion gratuite ou payante au réseau, dont les cybercafés, hôtels, restaurants, et autres lieux publics.

Attention aux sites que vous visitez depuis l’ordinateur de la médiathèque ou du lycée de votre village ! Ils en disent long sur vous. Imaginez que vous ayez un devoir de géographie à faire sur l’Afghanistan. Il ne faudrait quand même pas qu’on vous prenne pour un furieux Islamiste ! Préférez l’encyclopédie papier de votre grand-père …

Eloi : (comme éloignement)

Le fichier ELOI a été officialisé par un décret du 26 décembre 2007, après que sa création par arrêté du 30 juillet 2006 avait été annulée par le Conseil d'État à la suite d'un recours formé par plusieurs associations de défense des droits de l’homme.

Les associations avaient obtenu que les visiteurs en centres de rétention ne soient plus fichés et que l'identité des hébergeants des étrangers assignés à résidence ne soit plus conservée que pendant trois mois au lieu de trois ans : progrès important, bien que cette conservation demeure injustifiée après la fin de l'assignation à résidence.

Mais, selon la Ligue des Droits de l’Homme, «  concernant les étrangers eux-mêmes, le fichier ELOI demeure tout aussi inacceptable. La réduction à trois mois de la durée de conservation de certaines données n'est qu'un leurre, tant les données concernées sont limitées. Plus grave, les enfants de ces étrangers demeurent fichés, pendant trois ans. Non seulement ces données sont non pertinentes pour la mise en oeuvre de la procédure d'éloignement de l'un de leur parent, mais de plus cela aboutit à ficher des enfants qui ne peuvent pas faire l'objet de mesures d'éloignement forcé. Ils sont ainsi désignés à l'attention de l'administration et de la police, ce qui peut compromettre leurs chances d'obtenir ultérieurement un titre de séjour, sans compter les liens possibles avec d'autres fichiers de type base-élève. De plus, le fichier ELOI comprend toujours des données sur la « nécessité d'une surveillance particulière au regard de l'ordre public », qui témoigne d'une association, consciente ou non, entre immigration et délinquance dans l'esprit des gouvernants. »

Je proposerais aussi la création d’un fichier Dagobert pour tous ceux qui mettent leur culotte à l’envers, boutonnent leur chemise de travers ou … retournent leur veste. Ce sont des signes évidents dérangement mental donc de danger pour la société, non ?

Edvige (Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information Générale)

En 2008 : mise en place d’Edvige, fichier automatisé destiné à collecter des informations personnelles pour le gouvernement et ses représentants dans les départements et les collectivités.

D’après le décret, cette nouvelle base de données doit permettre de rassembler toute une série d’informations sur certaines personnes publiques (politiques, syndicales, religieuses) ou encore sur toutes organisations et toutes personnes à partir de 13 ans "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public".

Attention aux réunions en bandes ! Ne vous avisez pas de faire la fête un peu trop bruyamment ! On pourrait vous imaginer en train de fomenter un coup d’état !

HADOPI  (Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet)


Loi votée en mai 2009 : elle prévoit que lorsqu'un internaute téléchargera illégalement une oeuvre musicale ou cinématographique depuis Internet, il sera rappelé à l'ordre, d'abord par l'envoi de mails d'avertissement puis, en cas de récidive, d'une lettre recommandée, et enfin par la suspension, voire la résiliation de son abonnement Internet.


La Cnil considère que, juridiquement, cette loi poserait un problème de "proportionnalité entre l'atteinte à la vie privée (collecte de masse d'adresses IP, coupure de l'accès Internet) et le respect du droit de propriété (la protection des ayants droit).

Par ailleurs, le repérage des pirates se fera par des sociétés privées ! Ce sont en effet les ayants droit et les producteurs qui repèreront les internautes contrevenants sur le Web, qu'ils signaleront à la Hadopi. De telles enquêtes relevaient jusqu’à présent de la compétence judiciaire.


Attention Mélomanes et Cinéphiles ! Vous êtes surveillés ! Et le choix des titres pourrait être scruté à la loupe …

LOPPSI ( Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) 2009 :

La loi LOPPSI 2 dont le projet a été présenté par Michèle Alliot-Marie mercredi dernier, 27 mai 2009, autorisera l’introduction de "chevaux de Troie" dans les ordinateurs, sans l’autorisation de l’intéressé mais avec l’aval d’un juge.


Il sera alors possible d’accéder aux données, les collecter, les enregistrer, les conserver, les transmettre et même d’ »écouter » les frappes au clavier.

Concrètement, la police judiciaire pénétrera chez le suspect aidée d'un serrurier, de jour comme de nuit. Elle posera sur sa machine une clé de connexion, sorte de clé USB qui s'enfiche à l'arrière ou, mieux, à l'intérieur, sur l'un des ports disponibles. Et le mouchard renverra les données vers les ordinateurs des autorités. Rien n'empêchera désormais la police d'installer à distance des logiciels pirates, sortes de chevaux de Troie, qui la renseigneront en temps réel sur tout ce qui entre et sort d'un PC ou d'un Mac.

Cette surveillance pourra durer 4 mois renouvelables une fois.


Le mouchard pourra être posé dans un lieu privé, un véhicule, un bureau. Le juge des libertés et de la détention veillera au respect des procédures de pose et de récupération du matériel. Car il faudra revenir le chercher aussi discrètement qu'il fut posé.

Sympa le coup du mouchard dans votre ordi ! Tant qu’à faire, laissez votre ordinateur portable dans votre voiture. C’est moins désagréable que l’on force votre portière plutôt que la porte de votre appartement ou votre maison !

et pour couronner le tout …

Le Fichier Périclès :

La direction de la gendarmerie nationale a fait tester depuis plus d’un an un fichier informatique, dénommé "Périclès".

Du nom d’un fin stratège grec de l’Antiquité, ce système d'analyse sérielle permet d'effectuer des rapprochements entre affaires et de lutter contre tout type de délinquance.

Mais ce type de fichier contient de nombreuses données liées à la vie du citoyen : numéros de cartes grises, de permis de conduire, de puces de téléphone portable, factures, autant de détails qui ne figurent jamais dans les procédures judiciaires.


Donc :

Si vous êtes pris dans les filets d’Edvige, par exemple, puis flashé pour excès de vitesse à un endroit où, logiquement selon un ordinateur bien intentionné, vous n’aviez rien à y faire, on pourra vous impliquer dans une affaire à laquelle vous êtes étranger (mais pas tant que ça, puisque vous étiez là ! enfin … pas loin !). Voilà comment on résout vite fait mal fait de pseudo-risques terroristes.


Si de plus, vous avez chez vous une vieille tante Tchtchène ou Kazakh venue passer quelques jours de vacances et qui décide de prolonger son séjour, vous serez fiché par Eloi… et vous vivrez un enfer !


Pourquoi faut-il craindre ces cyber-surveillances ?


Dans des sociétés aussi sensibles aux sirènes de l’hyper-sécurité comme la nôtre, on risque tous d’être considéré comme un malfrat ou un terroriste un jour ou l’autre. Je ne parlerai pas de Julien Courbat, le fameux anarchiste extrêmiste de Tarnac resté en prison pendant 6 bons mois sur des bases d’inculpation assez minces.


Mais rappelez-vous de ce pauvre garçon brésilien qui ne comprenait pas l’anglais mais dont les caméras de surveillance du métro londonien avait détecté un comportement suspect. Pensez-donc, il avait un sac de sport avec lui et ne s’est pas arrêté quand on lui a gentiment demandé dans le métro. Il en est mort ! Et oui, en Grande-Bretagne, une des plus grandes démocraties au monde …


Et en Chine, juste avant les JO de Pékin, vous vous souvenez de ces opposants que l’on a mis à l’ombre pour qu’ils ne gâchent pas la fête ? Certains ont été dénoncés ( ?), indiqués ( ?), non, signalés par certains fournisseurs d’accès internet pour usage mal-pensant d’internet.


Evidemment, la Chine, c’est la Chine, ce n’est pas la France. Et Guantanamo non plus !


Une vision cauchemardesque


Et puisque nous sommes aux USA, comment imaginez-vous un Mac Carthy avec Hadopi, Loppsi et consorts… à sa disposition ? Pour moi, cela tient du cauchemar.


Je rappelle aux plus jeunes que Mac Carthy n’était pas un affreux stalinien qui envoyait tous les opposants au Goulag. C’était un Américain bien sous tout rapport, Sénateur, qui, sous prétexte d’épargner à son pays, les USA, la terreur soviétique, a fait condamner dans les années 50 bon nombre d’intellectuels, savants ou artistes pour présomption de communisme. Certains se sont suicidés, d’autres ont émigrés, bon nombre ne s’en sont jamais remis. Sans compter l’ambiance délétère qui s’en est suivie. Comment redevenir copain avec le type qui vous a dénoncé pour montrer sa bien-pensance ?


L’avantage avec Hadopi, Loppsi et les autres, c’est que ce n’est pas un ami qui vous livrera mais une machine. C’est meilleur pour l’ambiance, je vous l’accorde ! Mais à tout prendre, je préfèrerais un monde sans vidéosurveillance, sans cheval de Troie dans mon ordinateur, sans fichier qui ramasse tout et n’importe quoi !


Appel aux Maires de France, aux Ministres et Députés de la République et au Président de la République


Suis-je ringarde et parano? Sûrement, mais je suis attachée à la Liberté. Liberté d’aller et venir, de penser, d’écrire, de me balader en « bande » avec mes amis …


Cette Liberté que nous commémorons avec les Maires de nos communes tous les 11 novembre et tous les 8 mai.


Alors, Mesdames et Messieurs les Maires de France, Mesdames et Messieurs les Ministres et Députés, Monsieur le Président de la République Française, puisqu’avec des trémolos dans la voix vous nous faites des discours émouvants au pied des Monuments aux Morts, ne reniez pas au quotidien vos envolées lyriques des 11 novembre et 8 mai.


N’abusez pas de ces éléments de surveillance, en commençant par les caméras dans les rues de nos belles villes et beaux villages de France. Ne mettez pas en place un arsenal de fichage, flicage, cambriolage … qui, tombé en d’autres mains que les vôtres, démocrates, pourrait se révéler un outil fabuleux pour des individus mal intentionnés ou totalitaristes !


Vive la Liberté !


Brigitte Grivet

Par Christian83 - Publié dans : Vivre ensemble - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 24 avril 2009
Une tribune de "Marianne" écrite par Elie Arié a retenu toute mon attention ; logiquement excèssive, le fond de cette chronique n'est pas si éloigné de la vérité que cela peut paraître. A méditer pour l'avenir du PS et nos futurs choix.
http://www.marianne2.fr/Segolene-Royal-ou-le-vide_a178157.html

Ségolène Royal ou le vide

Par Elie Arié, ancien Secrétaire National à la Santé du Mouvement Républicain et Citoyen. Ségolène Royal continue de s'imposer à l'extérieur du parti socialiste en vue des prochaines présidentielles. Une position qui lui permet de rester au centre de l'actualité et d'espérer devenir l'égérie de la gauche.


(Capture d'écran : Désir d'avenir - France Info)
(Capture d'écran : Désir d'avenir - France Info)

Jean-Louis Bianco l’a annoncé, et on s’en serait douté : Royal s’est durablement installée dans sa stratégie « en marge du PS » :

- le « tourisme politique » dans un premier temps (investiture d’ Obama sans y être invitée, Guadeloupe, Porto Alegre pour la photo avec Lula, Dakar malgré le refus du Président Wade de la recevoir), 

- les coups des« pardon au nom de la France » (même si celui de Zapatero a considérablement gâché celui, assez réussi, du pardon à l’ Afrique),

- il y aura sans doute d’autres gadgets.   

Bien entendu, cette stratégie est à usage purement interne : ces voyages ne servent évidemment à rien pour la France, Royal n’a aucune légitimité pour parler ou demander pardon « au nom de la France », etc., mais ceci n’a aucune importance. 

 

Cette stratégie a un double objectif 

1 - s’imposer dès à présent, dans l’inconscient collectif, mais surtout dans l’inconscient de ceux qui auront à voter en 2011 pour désigner le candidat du PS à la Présidence, en « Présidente-bis » : technique connue depuis longtemps par les publicitaires, et certainement imposée par eux ;

2 - être toujours au centre de l’actualité, autre grand principe de la publicité (« parlez-en en bien ou parlez-en mal, peu importe, l’important est que vous en parliez », ou, comme disait Edgar Faure aux journalistes : « l’article, je m’en fous ; mais la photo, je la veux grande »).

La cible de cette stratégie n’est ni Sarkozy, ni les Français, mais les militants, et, si c’est le cas, les sympathisants, qui auront à désigner leur candidat en 2011. 

Elle pose un problème difficile au PS, car il ne peut : 

- ni se désolidariser ouvertement de quelqu’un qui attaque Sarkozy (même de façon grotesque, comme dans l’affaire Zapatero) 

- ni se ridiculiser en approuvant toujours ce type d’attaques  

- ni, surtout, renoncer définitivement à faire de la politique sérieusement pour se cantonner au show médiatico-publicitaire qui n’a aucune chance de déboucher sur une victoire aux Présidentielles. 

 

La question, pour Royal, est de savoir si cette stratégie, à la longue, se révélera : 

- rassembleuse, condition sans laquelle il n’y aura pas de victoire électorale possible, même pour la désignation à la candidature 

- ou de plus en plus « clivante », continuant à éloigner d’elle des socialistes dont la liste serait maintenant trop longue à dresser , et dont elle ne pourra se passer 

- et si elle ne donnera pas, à la longue, une image de Royal peu fiable, peu sérieuse, imprévisible, peu rassurante : en un mot, inéligible. 

C’est évidemment la dernière hypothèse qui est la plus probable : mais, depuis qu’elle a été battue au Congrès de Reims, Royal n’a pas d’autre stratégie à sa disposition : « périssent les maigres chances du PS de remporter la Présidentielle de 2012 plutôt que mes chances d’en être la candidate »

 

Il ne faut pas, pour autant, nous dispenser de ce cruel constat

Royal, c'est notre punition, c'est le résultat des années de dérive politique de la gauche. Royal, c'est la créature qui a jailli de la faillite du socialisme français, assassiné en ce qui concerne mon courant de pensée (chevènementiste) dans les années 90 lorsque Jospin a concédé le match nul face à la « deuxième gauche ». Du vide sidéral qui a succédé à « la fin des idéologies », rien de politique ne pouvait émerger. Ce « rien politique », nous avons, c'est Ségolène Royal. 


Vendredi 24 Avril 2009 - 08:01
Elie Arié
Par Christian83 - Publié dans : Politique - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Dimanche 12 avril 2009
par Pierre Dardot et Christian Laval

Le MONDE | 03.04.09

La catastrophe économique dissipe peut-être les illusions les plus grossières sur le marché autorégulateur, elle rend un peu moins arrogants les doctrinaires du capitalisme mondial, elle provoque les conversions spectaculaires de quelques "responsables" qui voudraient faire oublier au plus vite leurs aveuglements.

Mais elle n'entraîne pas encore le blocage de tous les dispositifs, de tous les discours, de toutes les politiques qui constituent le mode actuel du gouvernement des hommes et des sociétés. Ce mode a un nom : le néolibéralisme. Pour le dire avec Michel Foucault, cette rationalité consiste en une certaine "conduite des conduites", une manière d'inciter les sujets à se conduire selon le modèle de l'entreprise et la norme générale de la concurrence. En établissant partout des situations de concurrence entre les sujets, en les incitant à devenir les gagnants d'une compétition universelle, en instaurant contrôles et surveillances, et surtout en poussant à l'autocontrôle, en faisant de la performance la règle de vie de chacun, elle a pour effet la construction d'un nouveau sujet, d'un néosujet comme disent certains psychanalystes. Une telle logique normative relève en effet tout autant du rapport à soi que du rapport aux autres. Elle est autant subjective que politique. C'est ce qui fait sa force et rend difficile de l'enrayer. Que l'on considère le chef de service qui se prend pour un "manageur moderne", le salarié soumis aux procédures culpabilisantes de "l'évaluation", le consommateur dont les désirs sont captés par l'espoir de joies ineffables acquises à bon prix, l'étudiant invité à confondre les progrès de la connaissance avec la croissance individuelle d'un "capital humain", c'est chaque subjectivité qui, sous tel angle particulier, est amenée à se conformer à l'impératif de l'illimitation. Se dépasser soi-même, s'outrepasser, telle est la maxime de la subjectivité néolibérale.

L'accumulation du capital est devenue le principe du fonctionnement individuel, comme s'il fallait que l'existence soit indexée à la vie de la finance, comme si chaque individu devait se regarder comme une "autoentreprise" : au "toujours plus" exigé des travailleurs (performance) répond le "toujours plus" espéré des consommateurs (jouissance). Pire encore, la jouissance de soi est censée s'éprouver dans le dépassement de toute limite. Aussi convient-il de parler d'un dispositif de "performance-jouissance".
Trois décennies de gouvernement néolibéral livrent cette leçon : pas d'extension possible du capital sans transformation de l'homme. Il s'agit en conséquence non seulement de prolétariser les populations jusqu'aux confins de la planète, d'accroître les inégalités entre riches et pauvres, mais aussi de "dynamiser" les sujets en faisant de chaque salarié un individu calculateur, maximisateur, un "entrepreneur de soi". Mme Thatcher, fidèle à l'éthique puritaine, avait trouvé la formule :
"Economics are the method, the object is to change the soul."

Changer l'âme est un beau projet qui ne va pas sans des disciplines multiples. La diffusion générale des techniques de l'évaluation individualisante et quantitative, l'essor des méthodes de "développement personnel", l'omniprésence du marketing dans les rapports humains, la promotion du sport de compétition comme modèle de rapport à soi, la soumission de la politique à la logique du management : ces dispositifs font système et tendent à imposer une certaine forme d'existence.

La
crise financière
et économique arrêtera-t-elle ce modelage redoutable des sociétés ou conduira-t-elle à l'intensifier, moyennant quelques corrections des règles de la finance ? Nul ne peut encore le dire. Pour les pouvoirs en place, la ligne est en tout cas claire : si la crise appelle des mesures d'urgence à l'écart du dogme, elle est aussi l'occasion d'accélérer les "réformes" en tout domaine, et particulièrement dans l'action publique, levier des mutations à venir.
Si cette crise, aussi profonde et longue qu'elle s'annonce, ne mettra pas fin d'elle-même à la logique néolibérale, elle crée une situation nouvelle en modifiant les conditions de l'affrontement. Lutte contre la précarisation et la pauvreté, refus de concevoir autrui comme un concurrent, dégoût pour la commercialisation et la financiarisation de la vie quotidienne, actes individuels ou collectifs d'insoumission contre l'ordre de la performance dans les entreprises : au nouvel appauvrissement des populations s'opposent les "révoltes logiques" des nouveaux pauvres, à la surveillance méticuleuse des comportements et à la comptabilité absurde des relations s'opposent des formes nouvelles de résistance transversale.

Quand s'impose la logique entrepreneuriale, les professionnels des institutions d'éducation, de soin, d'information, de justice, de culture se coordonnent, les chercheurs et les universitaires en masse font dissidence. Ne se dirige-t-on pas vers l'épuisement des ressorts du néosujet ? A quoi bon cette "réussite" si factice, cette course si ennuyeuse et si morbide à l'enrichissement, cette vie où l'individu réduit à sa misérable condition de "capital humain" s'exploite et se dévore lui-même ?


La crise présente devant chacun la division radicale des choix possibles d'existence, elle pose à chacun la question éthique et politique ancienne et toujours décisive : quelle société est-il bon de promouvoir, quelle vie est-il bon de mener ? Comme toujours en pareil cas, la réponse n'est écrite nulle part.

 

Pierre Dardot est philosophe. Christian Laval est sociologue.

Un dessin de Gros
paru sur Marianne2

http://www.marianne2.fr/index.php

Par Christian83 - Publié dans : Politique - Communauté : Les blogs socialistes
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Mardi 24 mars 2009
Vous avez suivi le numéro du Président, ce soir, à Saint Quentin ; il était devant un auditoire choisi (UMP et sur invitation) et a tenu, ce qu'il fait très bien, il est vrai, un discours de campagne présidentielle.
Dans ce style, il est très fort, les principes, les valeurs, les repères, le respect, le travail, l'honneteté, l'honneur, la justice ... il n'a rien oublié, tout y passe ou presque tout, parce que ... il a oublié le PARTAGE. Il a parlé, bien sûr, d'une redistribution plus juste des profits entre les patrons et certains salariés, mais le vrai partage, celui du travail, celui du droit aux études, celui du logement, celui du "bien vivre", celui des idées, celui de la culture, celui du droit à la justice, ... Sarkozy n'en dit mot.
Pour lui, il existe plusieurs classes, c'est ainsi et ça le restera.
- D'abord, les très riches, on ne peut rien faire sans eux puisqu'ils possèdent l'argent donc sont maîtres de l'économie, donc sont propriétaires de nos usines et de nos sociétés donc sont propriétaires des salariés.
- Ensuite, les grands cadres, les hauts cadres, ceux que l'on ne voit pas souvent si ce n'est dans les journaux quand ils quittent leur société avec des "bonus extravagants" ; ceux là méritent de devenir riches, moins que les propriétaires des sociétés mais riches quand même puisque ce sont, d'après Le Président, eux qui font la richesse de notre pays.
- Après les Hauts Cadres, viennent les salariés ordinaires, de l'ouvrier ou petit fonctionnaire au cadre moyen, le VRP, le prof, le chef de magasin, ... ceux là, il faut leur donner de quoi vivre, sans excès mais sans véritable besoin ; une vie sans surprise. Cette classe moyenne paye toujours et ne voit plus son salaire augmenter depuis quelques années déjà ; cette classe s'appauvrit et certains d'entre eux rejoignent ...
- Le groupe grossissant des pauvres, ceux qui n'ont que peu d'espoir de remonter la pente ; pas d'opportunité de "monter dans l'échelle sociale", ils vivent, sans plus, sans joie ...
- Je voudrais croire que s'arrête là l'inventaire de notre société, mais non, il y a surtout les "sans rien", les sans abri, les sans espoir, les sans santé, les sans boulot, ...
Oui, ceux là, comme les pauvres, et une grande partie de la classe moyenne, Sakozy les ignore, les a ignorés ce soir, les a toujours ignorés.
Je vous comprends, Monsieur le Président, ils ne sont pas des vôtres et pourtant, beaucoup d'entre eux se sont laissés prendre à votre baratin de campagne, le même baratin qu'aujourd'hui.
Par Christian83 - Publié dans : Militer au PS - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 20 mars 2009

De l'Espoir plein les oreilles !


Delivrance-Banjo-Guitare
par gabon56
Par Christian83 - Publié dans : Vivre ensemble - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 20 mars 2009

Déjà très pris par le blog de ma section PS, par celui de l'AMAP qu'avec des ami-e-s motivé-e-s, nous gèrons, j'avais, c'est vrai, laissé tomber ce blog perso.

L'actualité, la crise, la colère, la manif d'hier à Draguignan et les questions qui m'ont été posées, oui, tout cela ne peut rester comme ça, sans réponse perso, sans la liberté d'écrire ce que je ressens.

Hier, dans le cortège des mécontents, j'ai rencontré une gentille dame, une pancarte à la main, invalide à 80%, qui doit maintenant payer une grande partie des ses médocs, ... j'ai rencontré un homme en colère, il avait voté pour Sarkozy et disait avoir honte de ne pas avoir voté à gauche comme il avait toujours fait, ... j'ai rencontré une instit d'une CLISS dont la classe était supprimée, ... j'ai rencontré une retraitée, veuve, qui, avec ses 800 € par mois, vivait très mal, très mal, ... et j'ai surtout rencontré des personnes de gauche qui, voyant le badge PS agraffé sur mon pull, me demandaient :  "Alors, le PS, il se réveille ?".

Et là, je suis resté sans véritable réponse, je leur ai bien dit qu'il fallait d'abord remettre le PS en ordre et ensuite viendrait, vient le temps du travail, mais ce n'était pas ce qu'ils demandaient, il leur faut du concret, pas du baratin, il leur faut un PS combatif, un PS qui donne de vraies solutions, un PS en qui ils peuvent faire confiance, un PS pour qui ils voteront en masse aux prochaines élections ...
Alors, question :
Dans notre Var ensoleillé, les socialistes sont-ils suffisamment combatifs ?
Dans nos jolis villages, les socialistes sont-ils vraiment à l'écoute ?
Dans nos appartements ou villas, nous, socialistes sommes nous suffisamment proches de ceux qui souffrent ? Les entendons-nous ? Les comprennons-nous ?

Je m'interroge ... J'entends dire : "Oui, mais avant, on faisait de grandes fêtes de gauche, tu aurais vu le monde" ou " On n'y peut rien, avec tout ces gens venus d'ailleurs, notre Var a tellement changé" ou "Vas-y, toi, nous, on ne sait plus ce qu'il faut faire " ...

A Draguignan, nous étions une bonne centaine de militants du parti socialiste, badge sur la poitrine, fiers d'appartenir à ce parti de libertés, de justice et de solidarité qu'est le Parti socialiste, disponibles pour de nouvelles et vraies actions.

Alors, confiance, le PS est vraiment de retour sur notre territoire. Ensemble, nous allons prouver à cette droite hautaine, fière, injuste, voire égoïste que les valeurs de gauche ne sont pas mortes, que le PS est bien vivant dans la Dracénie.

A bientôt camarades dracénois pour imaginer de nouvelles actions.

Christian Dépret
Par Christian83 - Publié dans : Militer au PS - Communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 12 janvier 2009

Vous qui avez voté pour Sarkozy en 2007,
regardez cette vidéo et ... pleurez.



Par Christian83 - Publié dans : Politique - Communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 5 janvier 2009
Par Christian83 - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 3 janvier 2009
Et pendant ce temps, nous regardons passer les trains ...

Consternant...

Le 8 déc. 08 à
http://www.everyone web.fr/WA/ DataFileslocatio nf1/Mort- Fonction- Publique- Enseignante. htm
<
http://www.everyone%20web.fr/WA/%20DataFileslocatio%20nf1/Mort-%20Fonction-%20Publique-%20Enseignante.%20htm>

Après avoir raté son coup contre l'école maternelle, après avoir bien mordu dans la viande des RASED, le ministre Darcos se taille des morceaux de roi dans les entrailles du statut de la fonction publique enseignante.
Alors que jusqu'ici les remplacements étaient assuré par des agents titulaires (ZIL, TZR, Brigade...), les inspections académiques et les directeurs d'établissement se servent désormais directement à l'ANPE.
Ceci n'est pas une prédiction lugubre, c'est la réalité actuelle. Cela se passe aujourd'hui, en France.

Exemples :

* Dans le 93 ( Le Raincy
http://www.anpe.fr/espacecandidat/nicola/AfficherOffre.do?reference=744837M), l'ANPE recrute des " instituteurs " remplaçants (bac+3 exigé) en CDD 5 mois, 26h hebdomadaires à 8,71 € de l'heure. À ce tarif, je connais des femmes de ménage qui feraient la fine bouche et qui auraient bien raison.

 * Dans le 79 ( Nord-deux-Sèvres) 
http://www.anpe.fr/espacecandidat/nicola/AfficherOffre.do?reference=638335Q), l'IA recrute pour un CDD d'un mois, un professeur des écoles rémunéré 1330 € mensuels pour un service de 35h hebdomadaires.

* En Côte d’Armor <
http://www.anpe.fr/espacecandidat/nicola/AfficherOffre.do?reference=448313X> , l'IA fait appel à l'ANPE pour trouver un professeur d'école remplaçant, CDD 1 mois, remplacements courte et longue durée pour 1 330,05 € mensuels

* Dans l' enseignement spécialisé  <
http://www.anpe.fr/espacecandidat/nicola/AfficherOffre.do?reference=164427>
pour jeunes handicapés, CDD de 3 mois, 27h hebomadaires pour 1326 € mensuels, bac+3 exigé.

Autre exemple 
http://www.anpe.fr/espacecandidat/nicola/AfficherOffre.do?reference=056451C : "/ Pour un remplacement du 1er au 5 décembre: vous donnerez des cours pour des *adolescents de 14 a 16 ans ayant des    troubles du comportement*. vous avez le soutien d'un éducateur spécialise. Niveau primaire. 27h de cours et 5 h de préparation. possibilité prolongation du contrat/. Rémunération : 8,71 € de l'heure.

 * Des proviseurs de Moselle <
http://www.sauv.net/ctrc.php?id=545> s'adressent directement à l'ANPE pour remplacer des professeurs de philosophie, CDD 3 mois. Je n'ai pas connaissance des rémunérations, les candidats (et les curieux) peuvent téléphoner directement aux N° suivants : 03.87.67.17. 90 (lycée Julie Daubie, demander Mme Decheppe), 03.87.29.25. 40 (Lycée Condorcet, demander M. Mourer).

* L'ANPE recherche également des conseillers d’orientation psychologues
<
http://www.anpe.fr/espacecandidat/nicola/AfficherOffre.do?reference=643222Q> pour intervenir dans les établissements publics: CDD 4 mois, 35h hebdomadaires, 1 595,14 € mensuels.

Vous pouvez poursuivre cette visite du site de l' ANPE <
http://www.anpe.fr/> pour trouver d'autres exemples.

Vous avez bien lu. L'Éducation Nationale se livre, sous nos yeux, à la surexploitation de personnes de tous âges, qui ont fait des études, et qu'elle pourra prendre, jeter, reprendre et rejeter sans fin pour faire le travail des enseignants. De remplacements courts en remplacements longs, pourquoi pas des CDD sur l'année scolaire, et plus ? Qu'est-ce qui pourrait empêcher que l'on aille ainsi de plus en plus loin pour remplacer définitivement la fonction publique enseignante par des intermittents de la pédagogie payés au lance-pierres par des négriers ?

Nous qui luttons pour le service public, de quelle riposte serons-nous capables pour empêcher cela ?

Par Christian83 - Publié dans : Militer au PS - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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