Mardi 24 mars 2009
2
24
/03
/Mars
/2009
21:37
Vous avez suivi le numéro du Président, ce soir, à Saint Quentin ; il était devant un auditoire choisi (UMP et sur invitation) et
a tenu, ce qu'il fait très bien, il est vrai, un discours de campagne présidentielle.
Dans ce style, il est très fort, les principes, les valeurs, les repères, le respect, le travail, l'honneteté, l'honneur, la justice ... il n'a rien oublié, tout y passe ou presque tout, parce que
... il a oublié le PARTAGE. Il a parlé, bien sûr, d'une redistribution plus juste des profits entre les patrons et certains salariés, mais le vrai partage, celui du travail, celui du droit aux
études, celui du logement, celui du "bien vivre", celui des idées, celui de la culture, celui du droit à la justice, ... Sarkozy n'en dit mot.
Pour lui, il existe plusieurs classes, c'est ainsi et ça le restera.
- D'abord, les très riches, on ne peut rien faire sans eux puisqu'ils possèdent l'argent donc sont maîtres de l'économie, donc sont propriétaires de nos usines et de nos sociétés donc sont
propriétaires des salariés.
- Ensuite, les grands cadres, les hauts cadres, ceux que l'on ne voit pas souvent si ce n'est dans les journaux quand ils quittent leur société avec des "bonus extravagants" ; ceux là méritent de
devenir riches, moins que les propriétaires des sociétés mais riches quand même puisque ce sont, d'après Le Président, eux qui font la richesse de notre pays.
- Après les Hauts Cadres, viennent les salariés ordinaires, de l'ouvrier ou petit fonctionnaire au cadre moyen, le VRP, le prof, le chef de magasin, ... ceux là, il faut leur donner de quoi
vivre, sans excès mais sans véritable besoin ; une vie sans surprise. Cette classe moyenne paye toujours et ne voit plus son salaire augmenter depuis quelques années déjà ; cette classe
s'appauvrit et certains d'entre eux rejoignent ...
- Le groupe grossissant des pauvres, ceux qui n'ont que peu d'espoir de remonter la pente ; pas d'opportunité de "monter dans l'échelle sociale", ils vivent, sans plus, sans joie ...
- Je voudrais croire que s'arrête là l'inventaire de notre société, mais non, il y a surtout les "sans rien", les sans abri, les sans espoir, les sans santé, les sans boulot, ...
Oui, ceux là, comme les pauvres, et une grande partie de la classe moyenne, Sakozy les ignore, les a ignorés ce soir, les a toujours ignorés.
Je vous comprends, Monsieur le Président, ils ne sont pas des vôtres et pourtant, beaucoup d'entre eux se sont laissés prendre à votre baratin de campagne, le même baratin
qu'aujourd'hui.
Par Christian83
-
Publié dans : Militer au PS
-
0
Derniers Commentaires