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La politique est avant tout notre affaire.
Les faits ou déclarations d'en haut ne sont pas toujours le reflet de ce que nous pensons, nous, gens d'en bas. Militant de gauche, par ce blog, je souhaite apporter une modeste contribution à ce renouveau des idées et des hommes que tant de citoyens espèrent.
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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /Juin /2009 08:54

Aussi rose que vert, aussi vert que rose, je n'ai jamais caché mes combats politiques. En premier, celui de la démocratie, de la liberté de parole, du non verrouillage des idées, en deuxième, celui du respect de notre planète et du retour progressif à une production et une consommation locales et raisonnées enfin, combats pour un monde solidaire, un monde dont les fossés se combleraient et non se creuseraient comme c'est actuellement le cas.
Ce sont les raisons qui me font, un jour parler d'écologie, un autre de liberté, un autre encore d'actions solidaires.

Aujourd'hui, un article extrait de "Terra Eco" dans lequel Daniel Boy analyse la "durabilité "du succès de "Europe Ecologie" et des Verts dans le paysage politique français.
Belle analyse ; bravo à Terra Eco comme à M. Daniel Boy.
Terra Eco :
http://www.planete-terra.fr/

Christian Dépret
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Europe Ecologie : un succès durable ?

Daniel Boy est directeur de recherche au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Il revient sur le succès d’Europe Écologie aux élections européennes et les défis que devront relever Les Verts.

   

Terra eco : Comment expliquez-vous le succès d’Europe Écologie aux dernières européennes ?

Daniel Boy : Il s’explique d’abord par une poussée des considérations environnementales dans un contexte de réchauffement climatique. Il y a quelques années en France, celui qui voulait mettre des panneaux solaires sur sa maison était vu comme un original. Maintenant ce n’est plus absurde, il y a des tarifs, des structures, on peut revendre l’électricité à EDF. Des voies de passage concrètes se sont ouvertes et ont rendus plus pragmatique ce qui paraissait utopique. Europe Écologie a profité de cette évolution. Ils ont aussi réussi à diluer l’image traditionnelle de l’écologie politique. Les Verts ont longtemps souffert en France parce qu’ils paraissaient divisés, peu organisés. Europe Écologie est au contraire parvenu à un accord assez large entre les mondes politiques et associatifs. Ils ont fait passer une image d’apaisement, d’union. C’était d’autant plus utile que le parti socialiste en face était divisé. Mais ce n’est pas la première fois que les écologistes font des percées. Et il y a eu des mouvements contraires. Il faut maintenant savoir si ce succès correspond simplement à un phénomène cyclique ou s’il sera durable.


Que doivent-ils faire pour transformer l’essai des européennes ?

Leur prochain défi, ce sera les élections régionales de mars. Avant toute chose, il faudra régler le problème des listes. Aux européennes, on avait huit listes et sur chacune d’entre elles, un ou deux candidats potentiellement éligibles. Les régionales c’est autre chose. Les Verts ont décidé d’aller seuls à ce scrutin. Il faudra donc qu’ils trouvent 22 têtes de liste crédibles, avec une certaine notoriété et une aptitude à la gestion. Ça risque d’être difficile. D’autant que les meilleurs sont partis siéger à l’Europe. En Ile-de-France, Jean-Vincent Placé, le chef de file des Verts, est sûrement un homme très compétent mais personne ne le connaît. A l’inverse, Nicolas Hulot est connu mais il n’est pas fou, il n’ira pas au scrutin. Il faudra aussi qu’ils réussissent à gérer leurs alliances, notamment avec le monde associatif. Les négociations risquent d’être difficiles mais ce n’est pas impossible. Ce qui est sûr c’est qu’ils auront tout intérêt à garder l’idée d’une coalition. Ils pourraient nommer leur liste Région Écologie par exemple...


Les Verts risquent-ils beaucoup en se présentant de façon autonome aux régionales ?

C’est un pari. La dernière fois, seul un tiers des Verts s’était présenté de façon autonome. Et à Paris, ça leur avait coûté leur place au sein de la majorité. Ils devront de toute façon négocier avec le PS au second tour. Et s’ils arrivent en deuxième position, ils auront du mal à obtenir des présidences de région. Le PS ne sera pas prêt à leur lâcher l’Ile-de-France. Peut-être le Sud-Est où Les Verts sont assez fort ? En tout cas, le scrutin des régionales sera un galop d’essai pour les législatives. Le moment d’apprendre à négocier. Car en 2012, ils devront s’entendre avec le PS avant même le premier tour s’ils veulent avoir une chance de faire élire leurs députés. Pour pouvoir se présenter et faire barrage à la droite, un candidat vert devra montrer qu’il a une chance de remporter plus de voix que le PS [seul le candidat remportant plus de 50% des voix est élu dans ce scrutin de type majoritaire]. Ce qui n’était pas le cas aux dernières élections. Et pour s’allier, les Verts et le PS devront trouver un accord électoral mais aussi un programme commun. Or, s’ils sont d’accord sur beaucoup de choses, ils ne le sont pas sur le nucléaire. Cohn Bendit rêve de 30 députés élus aux prochaines législatives. Mais ça risque d’être compliqué.


Cohn Bendit a-t-il un rôle à jouer ?

Il a prouvé dans la campagne qu’il avait une capacité à mettre les gens d’accord, une certaine hauteur de vue. Aujourd’hui, il dit qu’il veut être le "parrain". A mon avis, c’est une bonne idée. Il doit continuer à donner un coup de main, srvir de conseiller et faire le lien entre les différents courants.


Peut-on imaginer un jour un bon score des écolos à la présidentielle ?

Le vote vert se compte très mal à ce niveau. Simplement parce que depuis 2002, les gens optent plutôt pour un vote de précaution. Ils préfèrent voter PS pour que le scénario du 21 avril ne se reproduise pas avec un Front National qui parvient au second tour. A la présidentielle, Les Verts présentent toujours un candidat un peu emblématique qui remporte 3 ou 4% des voix. En 2012, ce sera sans doute le tour de Cécile Duflot.

Par Christian83 - Publié dans : Pour un Var vert - Communauté : Développement Durable
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Commentaires

Sans la diffusion par France 2, à deux jours du scrutin du film "Home" de Y.A.B, l'ami des hélicoptères (très Vert tout ça), un film financé à 80% par François Pinault, sans l'aide des préfets et de l'éducation nationale à qui ont a "gentiment" demander de diffuser le film pendant la campagne officielle malgré le devoir de retrait des fonctionnaires, Europe Ecologie n'aurait déjà pas été si haut.

Ne nous y trompons pas : les Verts, sans Cohn-Bendit, et sans le battage médiatique finement orchestré par Sarko, les médias complices et l'UMP, c'est 3 à 6% au niveau national, et 1% au niveau local dans le Var...

Toutefois, ce constat évident de doit pas empêcher le PS de se remettre en cause, à commencer par Aubry et sa majorité hétéroclite qui n'a rien fait depuis 6 mois et qui nous promet le changement et un projet dans les 6 prochains mois...
Commentaire n°1 posté par Michel Robert le 27/06/2009 à 07h57
 
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